Prise de cotes gratuite sur Constantine et sa périphérie
Les marches arrivent numérotées parce qu'aucune ne fait la même longueur. Poser la 7 à la place de la 8 ne se rattrape pas : il n'y a pas de seconde pierre taillée à cette cote.
Chaque pièce porte un numéro au dos, et le plan dit où elle va. Déballez dans l'ordre et posez les marches à plat au sol, dans leur ordre de montage, avant de gâcher la moindre colle.
Ne poncez jamais un numéro pour « voir mieux » la pierre : il est au dos, il ne se verra jamais une fois posé, et c'est la seule chose qui distingue deux marches à trois millimètres près.
On monte : contremarche, puis marche qui vient poser dessus et la recouvrir. L'inverse laisse une arête de contremarche visible sous le nez et un joint qui prend la poussière.
Une marche se marche : elle doit porter sur toute sa surface. Peignez le mortier-colle à la taloche crantée sur le support ET au dos de la pierre, puis posez et battez au maillet jusqu'à écraser les sillons. Un vide sous une marche sonne creux au pied et finit par casser.
Le débord se règle marche par marche, vingt à trente millimètres, et surtout identique sur toute la volée. L'œil ne voit pas un débord de vingt-cinq millimètres ; il voit immédiatement une marche à vingt et la suivante à trente.
Croisillons de deux millimètres entre marche et contremarche, remplis au mortier de joint teinté au plus près de la pierre. Un joint blanc sur un marbre sombre souligne chaque marche comme un trait de crayon.
Barrez l'escalier deux jours. Une marche reprise sous charge avant que le mortier n'ait fait sa prise se décolle en périphérie, et cela ne s'entend que des mois plus tard, quand elle commence à sonner.
Nous relevons, fabriquons, numérotons et posons : c'est la prestation où l'écart entre une pose faite par l'atelier et une pose faite par un tiers se voit le plus, parce que tout s'y joue au millimètre et à l'ordre des pièces.